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Guide gastronomique de Bucarest : que manger, où et combien

Guide gastronomique de Bucarest : que manger, où et combien

Bucharest: 4 hour walking food tour in the Old Town

Duration: 4 hours

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Que faut-il absolument manger à Bucarest ?

Les mici (rouleaux de viande hachée grillée), les sarmale (rouleaux de chou farcis), la ciorbă de burtă (soupe aux tripes) et le cozonac (pain sucré aux noix). Caru' cu Bere est le restaurant le plus emblématique pour un repas roumain en salle. Comptez 60 à 120 RON (12 à 24 €) pour un dîner complet sans vin.

Bucarest se hisse bien au-dessus de son poids en matière de gastronomie. La cuisine roumaine est sérieusement roborative — construite autour de viandes braisées lentement, d’une acidité fermentée et de bon pain — et la ville a absorbé un siècle d’influences balkaniques, ottomanes et d’Europe centrale sans perdre son caractère. Ce guide couvre ce qu’il faut manger, où vont vraiment les habitants, et comment éviter les restaurants-pièges à touristes de Lipscani.

À ne pas manquerMici, sarmale, ciorbă de burta, cozonac
Où mangent les habitantsFloreasca, Dorobanți, Văcărești
Où être prudentLipscani (vieille ville) — majoration touristique de 30 à 50 %
Dîner complet60–160 RON (12–31 €) par personne, sans vin
Meilleur rapport qualité-prixMenu du midi (prânz), 35–55 RON

Comprendre la cuisine roumaine avant de vous asseoir

La cuisine roumaine est de la cuisine paysanne bien faite. Trois techniques dominent : le braisage lent (tocane, ragoûts), le fumage (viandes et saucisses) et la fermentation (soupes aigres, légumes marinés). Vous ne trouverez pas beaucoup de préparations délicates — c’est une cuisine conçue pour les hivers froids et le travail physique difficile. Cela dit, les saveurs sont véritablement complexes quand vous mangez aux bons endroits.

La saisonnalité compte plus qu’ailleurs dans la plupart des capitales européennes. Les sarmale (rouleaux de chou farcis) apparaissent sur chaque menu en hiver. L’été amène les mici grillés et la ciorbă fraîche. La période de Noël voit les tables chargées de caltaboș (saucisson de foie) et de cozonac.

Les incontournables à connaître avant de commander :

  • Mici — porc, bœuf et agneau hachés en cylindres grillés. Mangés avec de la moutarde et du pain. Le fast-food roumain par excellence.
  • Sarmale — feuilles de chou farcies à la viande hachée de porc et au riz, cuites dans une sauce tomate. Généralement servis avec de la crème fraîche et de la polenta.
  • Ciorbă — soupe aigre. Disponible en dizaines de variations ; la ciorbă de burtă (aux tripes) est la plus célèbre, la ciorbă de legume (végétarienne) est la plus accessible pour ceux qui n’t aiment pas les tripes.
  • Mămăligă — polenta. L’accompagnement traditionnel de presque tout, notamment de la brânză (fromage de brebis) et de la crème fraîche.
  • Mititei — idem que mici, juste une variation régionale du nom.
  • Cozonac — pain brioché sucré fourré à la pâte de noix ou aux graines de pavot. Indispensable à Noël et à Pâques.

Où manger : le tour honnête par quartier

Vieille ville (Lipscani) — à approcher avec prudence

Lipscani est belle et mérite une promenade pour un café ou une bière, mais les restaurants ici sont largement optimisés pour le débit touristique plutôt que pour la qualité culinaire. Les menus sont longs, les prix sont 30 à 50 % plus élevés que dans les restaurants de quartier, et la cuisine est souvent médiocre. Si vous voulez l’atmosphère de la vieille ville, limitez-vous aux boissons.

Les exceptions à connaître :

Caru’ cu Bere (Strada Stavropoleos 5) est authentique — une brasserie du XIXe siècle aux extraordinaires intérieurs néo-gothiques, servant encore une bonne cuisine roumaine. Comptez 80 à 130 RON par personne pour la nourriture, plus si vous ajoutez des boissons. Réservez pour le dîner. Les sarmale et le cou de porc grillé sont des choix fiables.

Hanu’ lui Manuc (Strada Franceză 62) est une auberge historique datant de 1808, moins tape-à-l’œil que Caru’ cu Bere mais avec une agréable cour et une cuisine roumaine honnête. Les plats principaux tournent autour de 55 à 85 RON.

Floreasca et Dorobanți — là où Bucarest mange vraiment

Au nord du centre-ville, ces quartiers résidentiels et commerciaux ont la plus forte concentration de restaurants où la cuisine compte vraiment. La clientèle est constituée de Bucarestois professionnels, ce qui maintient la qualité élevée et les tactiques de piège à touristes à distance.

La Mama (plusieurs emplacements) est une chaîne nationale, ce qui signale généralement la médiocrité, mais La Mama a maintenu une qualité constante pendant 20 ans. Pensez-y comme l’équivalent roumain d’un gastropub fiable. Les mici (30 RON pour cinq), les sarmale (45 RON) et la ciorbă (25 à 35 RON) sont tous solides. La branche de Dorobanți a une terrasse agréable.

Vatra (Strada Armenească 11) est un petit restaurant de quartier avec une cuisine véritablement maison. La tocana de pui (ragoût de poulet) et la mămăligă fraîche sont particulièrement bons. Budget 70 à 100 RON pour un repas complet.

Văcărești et Timpuri Noi — le quartier gastronomique créatif

La zone autour de la place Timpuri Noi et du quartier Văcărești est devenue le quartier gastronomique le plus intéressant de Bucarest au cours de la dernière décennie. Les bâtiments sont ordinaires ; les restaurants ne le sont pas.

Dianei 4 (Strada Dianei 4) est le meilleur restaurant de cuisine roumaine contemporaine de la ville. Le chef Mihai Toader retravaille les plats traditionnels avec une technique sérieuse — comptez 150 à 200 RON pour un repas complet, et réservez au moins deux semaines à l’avance. La réinterprétation de la ciorbă de fasole (soupe aux haricots) vaut le détour à elle seule.

Berăria H (Piața Constituției 1) est une immense brasserie avec une micro-brasserie sur place, servant de la bière artisanale accompagnée d’une bonne cuisine grillée. Les côtes et le nacre (agneau local) fonctionnent bien avec leur lager non filtrée. Budget 80 à 120 RON par personne.

Marchés à connaître

Piața Obor (Métro Obor, ligne M2) est le plus grand marché traditionnel de Bucarest. Arrivez un samedi matin pour les meilleurs produits frais, le fromage de brebis frais, les viandes fumées et le vin maison vendu dans des bouteilles en plastique par des producteurs de villages. Rien ici n’est mis en scène pour les touristes.

Piața Amzei (près de la Calea Victoriei) est plus petite et plus centrale, populaire auprès des travailleurs du quartier diplomatique. Légumes frais, pain artisanal des boulangeries voisines, de bons étals de fleurs. Mieux pour un déjeuner rapide que pour les achats en gros.

Street food à ne pas manquer à Bucarest

Mici au Parcul Cișmigiu — Plusieurs grils permanents fonctionnent près du parc au printemps et en été. 8 à 12 RON la portion avec pain et moutarde. Le repas chaud le moins cher de la ville.

Covrigi — Bretzels en forme d’anneau vendus dans des vitrines en verre aux coins de rues de toute la ville. 2 à 4 RON pièce. Mangez-les chauds avec de la brânză (fromage de brebis) si le vendeur en a.

Langoși — Pâte frite avec diverses garnitures (crème fraîche, confiture, fromage). Trouvés aux étals de marché et chez certains vendeurs de rue. 12 à 18 RON.

Papanași — Beignets frits avec crème fraîche et confiture de cerises. Pas strictement de la street food, mais disponibles dans presque chaque restaurant et valent la commande. 25 à 35 RON.

Bière artisanale et boissons locales

Bucarest a développé une véritable scène de bière artisanale depuis environ 2015. Les brasseries remarquables avec salles de dégustation comprennent :

Hophead (Calea Dorobanților) — le pionnier de la bière artisanale à Bucarest, avec 12 robinets rotatifs et un menu de restauration qui fonctionne.

Lahovari (Piața Lahovari) — vins naturels et bière artisanale dans un appartement converti. Excellente sélection de vins biodynamiques roumains.

Ground Zero (Strada Mihai Eminescu) — bar à cocktails avec une impressionnante sélection de spiritueux roumains dont la palincă (eau-de-vie de fruit) et la țuică.

La țuică et la palincă méritent une mention. La țuică est l’eau-de-vie de prune, la palincă est doublement distillée et beaucoup plus forte (50 à 60 % ABV). Elles sont servies en apéritifs, généralement dans des mesures de 50 ml. Comptez 15 à 25 RON par verre dans un bon bar.

Circuits gastronomiques : ce qu’ils couvrent et ce qu’il faut attendre

Un circuit gastronomique guidé mérite vraiment d’être fait à Bucarest si vous n’avez que 2 à 3 jours, car il vous introduit efficacement à des plats que vous ne découvririez pas de façon autonome. Les meilleurs circuits couvrent la zone du marché de la vieille ville, un arrêt ciorbă, un gril à mici, du fromage local et généralement une dégustation de vins. Quatre heures suffisent pour goûter huit à dix mets sans se sentir surchargé.

Le circuit pédestre gastronomique de 4 h dans la vieille ville

est l’une des options les mieux notées, couvrant les mici, les desserts traditionnels, les spiritueux locaux et une visite de marché. Prix autour de 150 à 200 RON par personne.

Pour quelque chose de plus structuré autour de l’accord mets-vins :

L’expérience d’accord vins et cuisine roumaine

couvre quatre à cinq vins roumains accordés avec des plats traditionnels dont brânză, charcuterie et cozonac. Idéal pour les visiteurs qui veulent de la profondeur plutôt que de la largeur.

Si vous préférez la street food aux tables en salle :

Le circuit gastronomique pédestre

se concentre sur les marchés, les vendeurs de rue et les spots discrets que les circuits orientés touristes sautent. Environ 3 h, couvrant covrigi, mici, langoși et spécialités saisonnières.

Planification du budget alimentaire à Bucarest

Type de repasRONEUR
Portion de mici de rue8–121,60–2,40 €
Ciorbă (restaurant)25–355–7 €
Déjeuner complet (restaurant local)45–709–14 €
Dîner complet avec vin100–16020–31 €
Gastronomie (par personne)180–28035–55 €
Café (expresso)10–162–3,10 €
Bière locale 500 ml12–202,30–4 €

Taux de change : environ 1 EUR = 5,13 RON. Les cartes sont acceptées partout ; l’argent liquide est utile pour les marchés et certains vendeurs de rue.

Conseils pratiques

Le déjeuner offre un meilleur rapport qualité-prix que le dîner. La plupart des restaurants locaux proposent un menu prânz (déjeuner) de soupe plus un plat principal pour 35 à 50 RON, bien moins cher que l’équivalent à la carte en dîner.

Commandez l’eau avec soin. Dire « apă » vous donne de l’eau minérale plate ; « apă minerală » est pétillante. L’eau du robinet à Bucarest est techniquement potable mais goûte fortement le chlore — restez à l’eau en bouteille.

Le pain est parfois facturé séparément. Dans certains restaurants, une corbeille à pain apparaît automatiquement et est facturée 5 à 10 RON. Vous pouvez la renvoyer.

Le tabagisme est encore courant. Beaucoup de restaurants ont des terrasses fumeurs, et l’application des interdictions de fumer en intérieur varie. Si la fumée vous dérange, demandez une section non-fumeurs avant de vous asseoir.

Pour une plongée plus profonde sur où s’asseoir spécifiquement pour le dîner, consultez notre guide où manger à Bucarest. Pour le vin spécifiquement, le guide des vins roumains couvre les régions, les cépages et comment trouver de bonnes bouteilles.

Comment les quartiers se comparent côté gastronomie

QuartierCaractèrePrix moyen d’un dînerIdéal pour
Lipscani (vieille ville)Tourné vers les touristes, bâtiments historiques90–160 RONL’ambiance chez Caru’ cu Bere ; sinon plutôt pour boire un verre
Floreasca / DorobanțiLà où Bucarest mange vraiment60–120 RONQualité constante, clientèle locale
Văcărești / Timpuri NoiCuisine roumaine créative et contemporaine120–200 RONCuisine sérieuse, menus signés par des chefs
Piața Obor / Piața AmzeiMarchés traditionnels8–40 RONProduits et en-cas authentiques et bon marché

Le vin qui accompagne votre repas

La Roumanie est un pays viticole sérieux, largement sous-estimé par la plupart des visiteurs. La région de Dealu Mare, à environ une heure au nord de Bucarest, produit les meilleurs rouges du pays — le Fetească Neagră (un cépage noir autochtone aux notes de fruits sombres et d’épices) ainsi que des Cabernet Sauvignon et Merlot de plus en plus convaincants issus des mêmes coteaux. Un verre de vin roumain au restaurant coûte 18–35 RON, et il vaut la peine de demander un Fetească Neagră par son nom plutôt que de se contenter du vin rouge maison. Pour une initiation concrète, une excursion d’une journée dégustation de vins à Dealu Mare associe plusieurs domaines à un vrai déjeuner. Plus près de la ville, le guide des vins roumains présente les cépages et les bonnes adresses pour rapporter des bouteilles.

Expérience d’accords mets et vins roumains — une bonne introduction pour commander du vin avec assurance pour le reste du séjour

Combiner une visite gourmande avec le reste du voyage

Une visite gourmande dès le premier ou le deuxième jour à Bucarest est rentable au-delà du repas lui-même — elle vous familiarise avec les plats et les gammes de prix que vous reconnaîtrez (et commanderez avec assurance) pour le reste du séjour. Elle s’articule aussi naturellement avec une visite guidée de la vieille ville qui parcourt les mêmes rues, ou avec la scène nocturne en pleine évolution de la ville par la suite, puisque plusieurs des bars à bières artisanales mentionnés plus haut (Hophead, Lahovari) se trouvent à quelques pas des principaux quartiers gastronomiques.

Questions fréquentes sur la gastronomie bucarestoise

Que ne faut-il absolument pas quitter Bucarest sans avoir mangé ?

Des mici, mangés à un vrai gril en plein air — pas dans un restaurant touristique. Une portion (4 à 5 pièces) avec moutarde et un morceau de pain coûte environ 30 RON et prend cinq minutes. C’est l’introduction la plus honnête à la culture de la street food roumaine.

Y a-t-il de bons restaurants végétariens ou végétaliens à Bucarest ?

Oui, plus que vous ne pourriez vous y attendre. Bucarest compte plusieurs restaurants végétaliens dédiés (dont Origo et Nori), et la plupart des restaurants habituels ont des options de menu post (jeûne). La tradition du jeûne orthodoxe signifie que la cuisine à base de plantes a de profondes racines dans la culture alimentaire roumaine.

Vaut-il la peine de manger au Caru’ cu Bere même si c’est touristique ?

Oui, spécifiquement pour le bâtiment. L’intérieur néo-gothique de 1879 — voûtes, vitraux, boiseries ornées — est véritablement spectaculaire. La cuisine est convenable sinon exceptionnelle. Allez-y pour le déjeuner si possible (files d’attente plus courtes, même intérieur). Réservez en ligne.

Trouve-t-on facilement de la cuisine internationale à Bucarest ?

Bucarest dispose d’une gamme complète d’options internationales dont une excellente cuisine italienne, japonaise (notamment les sushis), moyen-orientale et indienne. Les quartiers de Floreasca et Aviatorilor ont la scène gastronomique internationale la plus variée.

Quelle est la différence entre un restaurant et une berărie à Bucarest ?

Une berărie (brasserie) sert généralement de la cuisine grillée accompagnée de bière pression. Elles ont tendance à être plus bruyantes, moins formelles et offrant un meilleur rapport qualité-prix que les restaurants. Caru’ cu Bere est techniquement une berărie malgré son apparence huppée.

Comment reconnaître un restaurant-piège à touristes à Lipscani ?

Des menus longs traduits en huit langues, des photos de chaque plat sur le menu, un accueil agressif à la porte (« Entrez, entrez, nous avons une spéciale aujourd’hui ! »), des prix en EUR plutôt qu’en RON, aucun Roumain à l’intérieur. Ce sont des indicateurs fiables pour continuer à marcher.

Faut-il laisser un pourboire dans les restaurants de Bucarest ?

Un pourboire de 10 % est apprécié et approprié dans les restaurants avec service en salle. Certains restaurants ajoutent automatiquement des frais de service — vérifiez avant d’en ajouter. Dans les cafés et les spots décontractés, le pourboire n’est pas attendu.

Quel est le meilleur marché pour faire ses courses alimentaires à Bucarest ?

Piața Obor pour les produits traditionnels et la meilleure sélection de viandes séchées, fromages et légumes de saison. Piața Amzei pour la commodité si vous séjournez près du centre. Les deux sont ouverts tous les jours, avec le samedi matin pour le plus grand choix.

Pour en savoir plus sur la scène gastronomique, consultez nos guides sur les plats roumains traditionnels et les vins roumains. Pour planifier votre séjour à Bucarest dans son ensemble, le guide de Bucarest pour les premiers visiteurs couvre la logistique en même temps que les recommandations culinaires.

Le vin roumain est-il vraiment bon ?

Oui, et c’est l’une des surprises les plus agréables de Bucarest. La région de Dealu Mare, au nord de la ville, produit d’excellents rouges, en particulier à partir du cépage autochtone Fetească Neagră, et un nombre croissant de bars à vin de Bucarest (Lahovari, plusieurs adresses à Văcărești) proposent des producteurs sérieux en biodynamie ou en vin nature. Un verre au restaurant coûte 18–35 RON — assez raisonnable pour se permettre plusieurs découvertes au fil d’un repas.

Comment la cuisine de Bucarest se compare-t-elle à celle de Budapest ou de Sofia ?

Elle est plus copieuse et plus centrée sur la viande que le style balkano-méditerranéen plus léger de Sofia, et se rapproche davantage de la tradition d’Europe centrale généreuse de Budapest — même si la cuisine roumaine mise davantage sur le chou, le porc et les soupes acidulées que sur les plats hongrois au paprika. Les prix à Bucarest sont globalement équivalents, voire légèrement inférieurs à ceux de Budapest pour une qualité comparable.

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