Bucarest en 2 jours — l'itinéraire essentiel du week-end
Bucharest: A tale of Bucharest Old Town walking tour
Duration: 2 hours
Deux jours suffisent pour découvrir les sites les plus marquants de Bucarest sans vous sentir bousculé — à condition de planifier intelligemment. Cet itinéraire privilégie les quartiers accessibles à pied, des estimations de prix honnêtes, et quelques adresses locales qui valent vraiment mieux que les alternatives pour touristes sur Tripadvisor.
Ce que vous pouvez attendre en 48 heures
Bucarest se révèle à ceux qui prennent le temps de la flâner. L’identité de la ville repose sur des couches inconfortables : une architecture Belle Époque défigurée par les bulldozers communistes, un Palais du Parlement si imposant qu’il est visible depuis l’espace, et une Vieille Ville (Lipscani) qui oscille entre authenticité et attrape-touriste selon les rues.
En deux jours, vous pouvez parcourir le centre historique confortablement à pied, les tramways et le métro comblant les distances plus importantes. Une voiture de location est inutile et franchement gênante au vu de la situation de stationnement à Bucarest.
Budget indicatif : Comptez environ 350–500 RON (68–97 EUR) par jour, incluant un hôtel milieu de gamme, les repas, les billets d’entrée et une visite guidée — davantage si vous mangez dans les restaurants touristiques, moins si vous suivez les recommandations ci-dessous.
Jour 1 : Vieille Ville, monuments communistes et dîner local
Matin : Lipscani et le cœur de la Vieille Ville
Commencez à la Piața Universității (Place de l’Université), cœur symbolique de la révolution de 1989. Lisez les plaques commémoratives — elles sont courtes et véritablement émouvantes. De là, marchez vers le sud le long du Bulevardul Elisabeta en direction de l’ancien quartier de Lipscani.
La Vieille Ville est plus agréable avant 11 h, quand le public des bar-crawls dort encore. Explorez les rues transversales de la Strada Lipscani — Strada Blănari, Strada Gabroveni — où vous trouverez le Hanul lui Manuc (une auberge du XIXe siècle restaurée) et l’église Stavropoleos, l’un des plus beaux exemples d’architecture orthodoxe roumaine de la ville (entrée gratuite ; intime, rien à voir avec une usine à touristes).
Pour le café, essayez Origo sur la Strada Doamnei — torréfaction locale, troisième vague, prix raisonnables (30–35 RON pour un flat white). Évitez les terrasses de la Strada Franceză elle-même, où l’on vous facture 50–70 RON pour un café médiocre assorti d’une vente forcée agressive.
Consultez le guide de la Vieille Ville de Bucarest pour un détail rue par rue de ce qui vaut votre temps.
Fin de matinée : Visite guidée de la Vieille Ville
Une visite guidée vaut chaque leu à Bucarest — le contexte transforme ce qui n’est autrement qu’un mélange déconcertant de ruines et de rénovations. Les visites gratuites (avec pourboire) sont réellement de qualité ; les visites payantes en petits groupes valent le coup pour la combinaison Vieille Ville + Calea Victoriei.
Une visite à pied de la Vieille Ville dure généralement 2 h 30 à 3 heures et couvre les démolitions de l’ère communiste, les sites de 1989 et le tracé médiéval des rues. Réservez les créneaux matinaux pour éviter la chaleur de l’après-midi en été.
Déjeuner : Autre chose que le Caru’ cu Bere
Le Caru’ cu Bere (Strada Stavropoleos 3) est architecturalement spectaculaire et vaut vraiment la peine d’être vu — mais y manger coûte 180–250 RON par personne pour une cuisine qui ne correspond pas au cadre. Admirez-le plutôt depuis l’entrée, puis marchez 200 m jusqu’à Lacrimi și Sfinți (Strada Știrbei Vodă 12) pour des assiettes modernes à l’inspiration roumaine à 60–90 RON. Pour quelque chose de moins cher, Vatra sur la Calea Victoriei propose des déjeuners traditionnels de mici et de sarmale à moins de 60 RON.
Après-midi : Le Palais du Parlement
Le Palais du Parlement nécessite une visite réservée — vous ne pouvez pas y entrer sans guide. Les visites standard (90 min, ~50 RON) couvrent les salles principales ; la visite étendue (~120 RON) inclut la terrasse panoramique. Réservez via le site officiel ou via GetYourGuide pour garantir votre place, surtout le week-end.
Une visite guidée du Palais du Parlement comprend des explications expertes sur la vision mégalomane de Ceaușescu — comment 40 000 ouvriers le construisirent en équipes successives, comment des quartiers historiques entiers furent démolis, ce qui resta inachevé quand le dictateur fut exécuté en 1989.
Comptez 2 h 30 en incluant l’attente et la visite elle-même. Sortez sur la terrasse arrière pour la vue sur le parc Izvor.
Soirée : Dîner à Floreasca ou Dorobanți
Évitez la Vieille Ville pour le dîner — la prime touristique est de 30–40 % pour une nourriture égale ou inférieure. Prenez plutôt le métro jusqu’à Aviatorilor et explorez le quartier de Floreasca. Lacrimi și Sfinți (si vous n’y êtes pas allé à déjeuner), Vatra ou Berăria H (un immense beer-garden roumain au bord du lac à Herăstrău) sont tous excellents. Un dîner complet avec boissons revient à 120–180 RON dans ces quartiers.
Jour 2 : Histoire communiste, marché alimentaire et Calea Victoriei
Matin : Visite du Bucarest communiste
Le passé communiste de Bucarest n’est pas un monument unique — c’est une texture urbaine qui exige une mise en contexte. Une visite guidée de 3 heures couvre les sites clés : le Boulevard de la Victoire du Socialisme (aujourd’hui Bulevardul Unirii), la Casa Radio, la résidence Ceaușescu à Primăverii, et le site d’exécution de 1989 à Târgoviște (expliqué, non visité).
Une visite du Bucarest communiste a lieu la plupart des matins et coûte environ 150–200 RON. Évitez les packages « expérience communiste » non officiels, trop chers et sans substance. Consultez le guide des visites du Bucarest communiste pour savoir quoi observer.
Milieu de matinée : Marché Obor ou Musée du Village
Vous avez deux excellentes options selon vos centres d’intérêt :
Marché Obor (Piața Obor, en tramway ou métro) : le plus grand marché traditionnel de Bucarest — des halles couvertes avec des produits locaux, fromages, cornichons, champignons séchés. Pas du tout touristique et vraiment bon marché (30–50 RON pour un sac de superbes produits locaux). Un bon endroit pour goûter le fromage de vache roumain (cașcaval) et le pain frais.
Musée du Village (Parc Herăstrău) : une collection en plein air d’architecture rurale roumaine authentique — moulins à vent, moulins à eau, fermes — rassemblés de tout le pays. Entrée 40 RON. Calme et plein d’atmosphère les matins de semaine. Consultez le guide du Musée du Village pour le contexte.
Déjeuner : Quartier de la Piața Amzei
La Piața Amzei est un petit marché couvert près de la Calea Victoriei où les restaurants locaux servent des déjeuners fixes (meniu de prânz) pour 35–55 RON incluant la soupe, le plat principal et une boisson sans alcool. Faites d’abord le tour de la place, puis passez par le Pasajul Macca-Villacrosse (une arcade couverte de verre de l’époque ottomane à proximité) avant de vous asseoir.
Après-midi : Calea Victoriei et le Musée National
La Calea Victoriei est le grand boulevard cérémoniel de Bucarest — l’axe du « Petit Paris ». Remontez-la vers le nord depuis la Piața Națiunilor Unite, en observant le contraste entre les palais d’avant le communisme et les interventions de l’ère communiste.
Le Musée National d’Art de Bucarest dans le Palais Royal abrite la meilleure collection d’art médiéval et moderne de Roumanie. Entrée 30 RON (gratuit le premier dimanche du mois). Comptez 1 h 30 à 2 heures.
Pour le contexte complet du quartier, consultez le guide de la Calea Victoriei.
Fin d’après-midi : Parc Herăstrău
Si l’énergie le permet (et si la météo est favorable), prenez le métro vers le nord jusqu’à Aviatorilor et entrez dans le parc Herăstrău. Louez un bateau à rames (80 RON/heure), achetez une glace et installez-vous au bord du lac. C’est là que les habitants passent vraiment leur temps libre — une image plus honnête de la ville que le tourisme mis en scène de Lipscani.
Consultez le guide du parc Herăstrău.
Soirée : Dîner dans la Vieille Ville — mais stratégiquement
Si vous voulez l’atmosphère de la Vieille Ville pour votre dernière soirée, allez-y en connaissance de cause. Lacrimi și Sfinți et Vatra sont tous deux fiables. Évitez les restaurants qui vous installent dehors avant de vous montrer le menu — c’est la première étape de l’arnaque des bars de la Vieille Ville.
Informations pratiques pour 2 jours à Bucarest
Se déplacer : Le métro couvre efficacement l’axe nord-sud (3,50 RON par trajet, pass journalier 10 RON). Les tramways sont plus lents mais pittoresques. Bolt est fiable pour les trajets trans-ville (20–40 RON). Évitez les taxis non identifiés — consultez le guide des arnaques aux taxis.
Aéroport vers le centre : Les trains de l’aéroport Henri Coandă (OTP) rejoignent la Gara de Nord en ~25 minutes (7,50 RON). Le bus 783 met 45–70 minutes jusqu’à la Piața Victoriei (3,50 RON). Bolt coûte environ 80–100 RON. Consultez le guide complet aéroport-ville.
Où dormir : Le meilleur rapport qualité-prix se trouve autour de la Piața Romană et de Floreasca — bon accès au métro, vrai sentiment de quartier, prix inférieurs aux hôtels de la Vieille Ville. Pour un hébergement en Vieille Ville, attendez-vous à payer une prime de 20–30 % pour le bruit. Consultez le guide pour choisir son quartier à Bucarest.
Monnaie : RON (leu roumain). Environ 1 EUR = 5,13 RON. Cartes acceptées presque partout ; gardez 100–200 RON en espèces pour les marchés, les taxis et les petits cafés.
Questions fréquentes sur cet itinéraire de 2 jours à Bucarest
2 jours suffisent-ils pour voir Bucarest ?
Deux jours couvrent les sites essentiels de Bucarest — la Vieille Ville, le Palais du Parlement, l’histoire communiste et la Calea Victoriei — sans vous sentir pressé. Vous ne verrez pas tout, mais vous aurez un vrai sens de la ville plutôt qu’un survol superficiel. Si vous voulez des excursions à Sinaia ou au Château de Bran, prévoyez au minimum 3 jours.
Ai-je besoin d’une voiture pour 2 jours à Bucarest ?
Non. Le métro et les tramways de Bucarest desservent tous les sites de cet itinéraire. Une voiture ajoute des complications de stationnement et n’est pas recommandée pour un city-break pur. Si vous prévoyez d’ajouter une excursion à Sinaia ou une excursion à Brașov, une voiture de location ou une excursion organisée est préférable aux transports en commun.
Quel est le meilleur quartier pour un court séjour ?
Piața Romană ou Floreasca pour la combinaison accès métro et authenticité de quartier. La Vieille Ville (Lipscani) vous place près des sites mais est bruyante la nuit (les bars fonctionnent jusqu’à 3 h–4 h) et est chère pour les standards de Bucarest. Consultez le guide pour choisir son quartier pour des recommandations d’hôtels spécifiques.
Combien coûtent 2 jours à Bucarest ?
Voyageurs économiques : 200–300 RON/jour (hébergement en auberge ou hôtel économique, nourriture de rue et déjeuners fixes, sites gratuits ou bon marché). Milieu de gamme : 400–600 RON/jour (hôtel 3 étoiles, repas au restaurant, une ou deux visites payantes). La visite du Palais du Parlement (50–120 RON) et une visite guidée (80–150 RON) sont les principaux engagements payants.
Quels sont les plus grands pièges à touristes à éviter en 2 jours ?
L’arnaque des bars de la Vieille Ville (des inconnus vous invitent à prendre un verre, une facture gonflée arrive) ; les courses en taxi hors de prix depuis l’aéroport ; les restaurants « expérience locale » recommandés par les hôtels, qui ne sont ni locaux ni une expérience. Lisez le guide des arnaques à Bucarest avant d’arriver — cela prend 10 minutes et vous évitera de vraies dépenses.
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