Bucarest et les Carpates — itinéraire montagne de 4 jours
Brașov: Brasov Transfagarasan highway and Balea lake tour
Les Carpates sont accessibles depuis Bucarest d’une façon que peu de capitales peuvent revendiquer — moins de deux heures suffisent pour atteindre un véritable terrain montagnard. Cet itinéraire de 4 jours équilibre le temps en ville avec la vallée de Prahova, le Château de Peleș et la route Transfăgărășan — l’un des itinéraires de montagne les plus spectaculaires d’Europe, ouvert grosso modo de juillet à octobre.
C’est un itinéraire de nature et de paysages autant que d’histoire. Il faut vouloir l’air de la montagne, les belvédères et le temps de marcher — pas seulement cocher des châteaux.
Comprendre le terrain
L’arc des Carpates commence à 100 km au nord de Bucarest. La vallée de Prahova (DN1/A3) est le corridor d’accès principal — Sinaia à 800 m d’altitude, Predeal à 1 033 m. La route Transfăgărășan (DN7C) monte à 2 042 m au lac Bâlea avant de redescendre en Transylvanie — la plus haute route asphaltée de Roumanie.
Important : La Transfăgărășan est fermée d’environ novembre à fin juin en raison de la neige. Vérifiez le statut de la route sur CNAIR.ro avant de bâtir votre itinéraire autour d’elle.
Avec une voiture : Cet itinéraire est conçu pour la conduite autonome. La vallée de Prahova est facile ; la Transfăgărășan exige une conduite en montagne assurée — virages en épingle, sections étroites, fort trafic touristique en août.
Sans voiture : Des excursions depuis Bucarest ou Brașov couvrent Sinaia et la Transfăgărășan. Voir les options ci-dessous.
Budget indicatif : 450–650 RON/jour par personne incluant un hébergement milieu de gamme, les repas, le carburant et les droits d’entrée.
Jour 1 : Bucarest — orientation en ville et arrivée
Arrivée à l’aéroport Henri Coandă (OTP). Train vers la Gara de Nord (25 min, 7,50 RON). Pour un itinéraire montagne de 4 jours, logez au centre de Bucarest pour la première nuit — le secteur de la Piața Romană est idéal pour l’accès au métro et la qualité des restaurants.
Après-midi : L’essentiel de Bucarest
Un après-midi bien ciblé couvre la Vieille Ville et le corridor de la Calea Victoriei sans chercher à tout voir. Marchez depuis la Piața Universității vers le sud dans Lipscani, consacrez 30 minutes à l’église Stavropoleos, puis remontez la Calea Victoriei jusqu’à l’Athénée Roumain.
Pour une orientation rapide mais approfondie, une visite guidée de la ville remplit bien 2 h 30 à 3 heures. Le guide pour les primo-visiteurs de Bucarest contient l’orientation par quartier dont vous avez besoin.
Soirée : Dîner et coucher tôt
Bucarest–Sinaia est un trajet de 2 heures — si vous prévoyez de récupérer une voiture de location tôt le lendemain matin, un dîner à 20 h et un coucher précoce sont judicieux. Lacrimi și Sfinți ou Berăria H (Herăstrău, 25 min en Bolt) sont tous deux fiables.
Jour 2 : Route vers Sinaia via la vallée de Prahova
Matin : Récupérer la voiture de location et prendre la route vers le nord
Récupérez votre voiture de location à OTP ou dans une agence du centre-ville (Hertz, Sixt, Avis ont tous des emplacements centraux). Prenez l’autoroute A3 vers le nord en direction de Ploiești, puis tournez vers le nord-ouest sur la DN1 dans la vallée de Prahova.
La route elle-même est panoramique depuis Câmpina — la vallée se rétrécit à mesure que vous montez, la rivière apparaît à côté de la route et le massif des Bucegi commence à dominer le paysage. Arrêtez-vous à Comarnic pour la vue si le temps est dégagé.
Consultez le guide des Carpates depuis Bucarest pour le contexte du paysage montagnard.
Arrivée à Sinaia : Monastère et promenade en ville
Arrivez à Sinaia en fin de matinée. Le monastère de Sinaia (entrée gratuite) est le plus ancien bâtiment de la ville, fondé en 1695, et lui donne son nom. L’intérieur en bois sculpté vaut 20 minutes. Remontez la Aleea Peleșului, la promenade piétonne menant au Château de Peleș — 1,5 km à travers une forêt de pins.
Après-midi : Le Château de Peleș en profondeur
Le Château de Peleș est l’une des plus belles résidences royales d’Europe centrale — 160 pièces, construit pour le roi Carol Ier entre 1873 et 1914, mêlant néo-Renaissance germanique et styles folkloriques régionaux. L’entrée pour la visite standard est de 45 RON ; la visite étendue (120 RON) comprend les appartements royaux privés.
Les jardins extérieurs sont accessibles librement et valent 30 minutes en autonomie — les vues depuis la terrasse sur la forêt carpathique environnante sont excellentes. Consultez le guide du Château de Peleș pour savoir quoi prioriser à l’intérieur.
Le Château Pelișor (200 m plus haut sur la colline, 35 RON) est plus calme, de style Art Nouveau, et fut la résidence personnelle de la reine Marie — vraiment émouvant si l’histoire royale du début du XXe siècle vous touche.
Une excursion guidée à Sinaia et au Château de Peleș couvre les deux châteaux avec des explications expertes sur l’histoire royale et le développement de la station de montagne de Sinaia.
Soirée : Passer la nuit à Sinaia
Sinaia dispose d’excellents hébergements de montagne — Hôtel Sinaia (central, ~250 RON/nuit), Hôtel Caraiman (bâtiment Belle Époque, ~200 RON/nuit), et plusieurs chalets de montagne. Les options de dîner incluent les restaurants d’hôtels et les terrasses locales — une truite de montagne (păstrăv) est le bon repas ici.
Jour 3 : Randonnée dans les Bucegi ou téléphérique vers le plateau
Matin : Téléphérique vers Cota 2000 ou Cota 1400
Sinaia dispose de deux lignes de téléphérique depuis le centre-ville. Le télésiège vers Cota 1400 atteint 1 400 m en 15 minutes (70 RON aller-retour). De là, le téléphérique vers Cota 2000 continue jusqu’au plateau des Bucegi (80 RON aller-retour, billet séparé). Le plateau à 2 000 m est là où commence la randonnée sérieuse.
Pour une journée de marche sur le plateau : les sentiers menant au Sphinx (une formation calcaire naturelle aux formes étranges ressemblant à un visage, à 4 km du terminus supérieur du téléphérique) et au groupe rocheux des Babele sont tous deux balisés et accessibles sans équipement spécialisé. Comptez 3–4 heures pour un aller-retour confortable.
Pour le contexte des itinéraires et les niveaux de difficulté, consultez la randonnée dans les Bucegi.
Après-midi : Route vers la Transfăgărășan
Après le déjeuner à Sinaia ou au restaurant de Cota 2000 (cuisine de montagne, belles vues, 80–120 RON par repas), commencez à conduire vers le sud puis vers l’ouest en direction de la Transfăgărășan. L’itinéraire passe par : Sinaia → Câmpulung Muscel → Curtea de Argeș → la jonction de la route Transfăgărășan (environ 2 h 30).
Vous pouvez également vous positionner à Curtea de Argeș pour la nuit — c’est plus proche de l’entrée sud de la Transfăgărășan et l’hébergement est moins cher qu’à Sinaia (120–180 RON/nuit). L’église du monastère ici (site funéraire des rois roumains) vaut 30 minutes.
Jour 4 : Route Transfăgărășan et retour à Bucarest
Tôt le matin : Démarrer la Transfăgărășan avant 7 h 30
La route Transfăgărășan est idéale dans les deux premières heures de lumière du jour — avant l’arrivée des bus touristiques et alors que la lumière matinale illumine les sommets. L’entrée sud commence près du village d’Arefu (proche du Château de Poenari, qui vaut un bref arrêt si vous voulez le contexte Dracula — 1 480 marches jusqu’à la ruine, 30 RON d’entrée).
La route monte de 400 m à 2 042 m sur environ 90 km avec de nombreux virages en épingle. L’ingénierie est audacieuse — Ceaușescu l’a fait construire en 1970–1974 à des fins militaires ; une estimation de 40 soldats moururent lors de sa construction.
Un road trip organisé sur la Transfăgărășan depuis Bucarest couvre l’intégralité de l’itinéraire avec un guide expliquant l’histoire de l’ingénierie et l’écologie carpathique, et inclut l’arrêt au Château de Poenari.
Milieu de matinée : Lac Bâlea (2 034 m)
Le lac Bâlea se niche dans un cirque glaciaire dans la section sommitale. En juillet–août, il est très fréquenté (les bus touristiques se garent dans le parking). Arrivez tôt pour faire le tour du lac (30 min) avant la foule. Le refuge du lac Bâlea propose café et sandwichs grillés.
Dans les années à forte enneigement, l’hôtel de glace fonctionne au bord du lac de décembre à mars — une expérience très différente du paysage montagnard estival.
Fin de matinée : Descente vers la Transylvanie (optionnel)
La route continue vers le nord depuis le lac Bâlea vers Curtea de Argeș côté sud — mais la descente nord débouche dans la ville transylvanienne de Cârțișoara près de Sibiu. Si votre programme permet une nuit supplémentaire, vous pouvez continuer vers le nord en direction de Sibiu (40 km depuis l’extrémité nord) et revenir à Bucarest via Brașov le lendemain.
Pour un itinéraire de 4 jours, revenez vers le sud par le même chemin (la vue est différente à la descente) et rentrez à Bucarest via Curtea de Argeș et l’autoroute A1 (environ 2 h 30 depuis l’entrée sud).
Après-midi : Retour à Bucarest
Rentrez à Bucarest en début d’après-midi pour le départ ou un dernier dîner en ville. Déposez la voiture de location à OTP si vous prenez l’avion. Si votre vol est tardif, le secteur du parc Herăstrău (20 min d’OTP) est un endroit agréable pour passer les dernières heures — consultez le guide du parc Herăstrău.
Sans voiture : options d’excursions pour les Carpates
Si vous ne louez pas de voiture, des excursions organisées couvrent à la fois l’itinéraire Sinaia/Peleș et la Transfăgărășan :
- Sinaia + Peleș : train direct depuis la Gara de Nord (1 h 55, 40 RON) + visites guidées des châteaux sur place
- Transfăgărășan : excursions organisées depuis Bucarest (08 h–20 h) ou depuis Brașov (distance de conduite plus courte)
L’excursion d’une journée au départ de Brașov vers la Transfăgărășan et le lac Bâlea part de Brașov, ce qui réduit considérablement le temps de conduite et est plus adapté pour la Transfăgărășan qu’un départ depuis Bucarest.
Questions fréquentes sur cet itinéraire carpathique
Quand la route Transfăgărășan est-elle ouverte ?
Généralement du 1er juillet à mi-octobre, selon l’enneigement. Certaines années, la route ouvre fin juin ; d’autres années, des sections ferment dès septembre en raison de neige précoce. Vérifiez sur CNAIR.ro (Autorité nationale des routes) une semaine avant votre voyage. Ne supposez jamais qu’elle est ouverte sur la base des dates des années précédentes.
Faut-il de l’expérience en conduite en montagne pour la Transfăgărășan ?
Il faut être à l’aise avec les virages en épingle et les sections étroites où deux voitures doivent se croiser lentement. La chaussée est bien entretenue mais raide par endroits. Non recommandée aux conducteurs peu à l’aise en altitude ou sur route sinueuse. Le versant nord est plus raide que le versant sud.
Sinaia mérite-t-il une journée complète ou seulement une demi-journée ?
Le seul Château de Peleș justifie une demi-journée ; ajouter Pelișor, le téléphérique et une randonnée sur le plateau en fait une journée entière. Si vous logez sur place, une promenade en montagne le soir est vraiment magnifique. Sinaia mérite au moins une nuit si le plateau des Bucegi fait partie de votre programme.
Quelle est la meilleure période pour cet itinéraire ?
De juillet à début septembre pour la Transfăgărășan (route ouverte, fleurs sauvages sur le plateau). De mai à juin et de septembre à octobre pour Sinaia avec des foules plus réduites et des températures plus fraîches. L’hiver ajoute le ski à Sinaia (Peleș est ouvert toute l’année) mais fait perdre la Transfăgărășan entièrement.
Peut-on faire Sinaia et la Transfăgărășan dans la même journée depuis Bucarest ?
Seulement avec un départ très matinal et beaucoup de conduite — environ 450 km dans la journée. C’est faisable mais laisse peu de temps pour la marche ou la photographie. Mieux vaut les traiter comme deux expériences distinctes sur 2 jours, comme le fait cet itinéraire.
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